Les jeunes auteurs - PIERRE GEMME LIVRES

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Les jeunes auteurs

Les jeunes auteurs

page réactualisée le 09.02.2019

Atelier d'écriture


Depuis le début de l'année, je suis heureux de travailler avec 6 classes à l'élaboration d'un ouvrage commun qui sortira en mai 2019.

Les élèves de 2 classes de cours élémentaire, de 2 classes de cours moyen, et de 2 classes de 4ème (Segpa de Bastié), les uns dans une école rurale (Romange), les autres dans une école urbaine (Georges Sand) écrivent ensemble le même roman dont le titre est encore à trouver.

La médiathèque Albert Camus appartenant au réseau des Médiathèques du Grand Dole est à l'origine de ce beau projet qui sera relayé par la presse (Le Pays Dolois). Madame Sylviane Sauge, et messieurs Roger Badois et Johan Claudet, responsables de la médiathèque Albert Camus et du réseau des médiathèques du Grand Dole, ont initié ce travail de création.


 


 



Les élèves sont accompagnés et encadrés par les enseignantes et enseignants mesdames Anne-Julie Chaniet, Béatrice Donzelot, Julia Fiat, Anne-Cécile Valet, et monsieur Damien Biraud.


Pour plus d'informations sur les objectifs détaillés du projet, cliquer ici.

Je les aide en tant qu'auteur dans cette entreprise palpitante.

Pour plus d'informations sur mon parcours, cliquer ici.


Et maintenant, si vous souhaitez prendre connaissance du texte en cours à l'issu de 20 heures de travail, rendez-vous ci-dessous...






Les auteurs



— Rijad, Jaelane, Deon, Festim, Saïda, Mary Anuska, Diana, Yassir, Mouhamed, Arbër, Elvisa, Lyna, Othman, Wassim, Abelwakil, Rihane, Timirkhan, Enoc, Feyza, Learta, Maria, Dounia (classe de Madame Béatrice Donzelot – CE1-CE2 – Ecole Georges Sand).

— Dyclan, Maélys, Charly, Nathan, Ludivine, Noam, Anna, Gregory, Jules, Jérémi, James, Sascha, Loan, Mathéo, Noam, Alexis, Gaetan, Lylou, Louka, Oscar, Ethan, Emma, Mia, Juliette, Mattéo, Mélina, Mael, Clément (classe de Madame Anne-Cécile Valet – CE1-CE2- Ecole Val des Anges).

— Honorine, Louise, Lorenzo, Ewan, Mathis, Killian, Noa, Line, Yael, Louis, Eliot, Matheo, Kylian, Timéo, Juliette, Anaïs, Clément, Zoé, Camille, Nathan, Carla, Juline, Roman, Maélie (classe de Monsieur Damien Biraud, CM2, Ecole Val des Anges).

— Imran, Marwa, Lina, Bilal, Dylan, Léona, Madina, Dilara, Ilyas, Ibrahim, Lenzo, Era, Muhamed, Murat, Jannate, Achraf, Dalila, Ali, Fiona, Yasmine, Brisilda, Aldiom, Sirine (classe de Madame Julia Fiat – CM1-CM2 – Ecole Georges Sand).

— Classe de 4ème SEGPA, Collège de Bastié, Madame Anne-Julie Chaniet), prénoms des élèves à venir très bientôt.

Quelques informations sur les îles Kiribati sur :
https://www.youtube.com/watch?v=fVmSNS7Vibk


Attention !
Le texte collectif ci-dessous est un premier jet qui sera ensuite retravaillé par les élèves.
De nombreuses corrections seront apportées dans la version finale : des paragraphes entiers seront déplacés, modifiés ou supprimés ; des répétitions sont destinées à disparaître ; on mettra l'accent sur les descriptions etc. L'entrée dans le vif de l'histoire (l'arrivée des deux nouveaux) est trop tardive me semble-t-il.
L'objectif de ce site est de présenter l'avancée et les  différentes étapes du travail des élèves, ainsi que d'améliorer le lien et la communication entre tous les acteurs de cette opération.

______________________________________________________________



Chapitre 1




Gus rencontre Leïla dans un Parc. Leila lui lance une boule de neige et ils commencent à faire une bataille. Mais Gus voit tout de suite qu’elle a un problème.
— Qu’est-ce que tu as ? Pourquoi es-tu triste ? demande-t-il.
—J’ai perdu mon perroquet ! Il s’est échappé de sa cage, puis il s’est perché en haut de la fontaine et a disparu.
— Ne t’inquiète pas, ne pleure plus, je vais t’aider à le retrouver.
Heureusement, Gus a un drone qu’il fait voler pour repérer le perroquet. Son drone est un robot volant radio commandé équipé de quatre hélices et d’une caméra haute définition.
— Je le vois ! Il est au dernier étage de cet immeuble là-bas. Dépêchons-nous avant qu’il ne s’échappe.

Ce bâtiment est haut, avec un parking au pied. La façade est blanche, avec des balcons. Il y a plein de fenêtres. Malheureusement il y a un code. Quelqu'un qui habite dans l'immeuble sort alors au même instant. Ils lui demandent s'ils peuvent entrer.
— On va prendre l’ascenseur ! dit Leila.
Mais pendant qu’ils montent, le perroquet s’envole vers la forêt.


*


Gus a l’idée de lui tendre un piège en formant un chemin avec sa nourriture, jusqu’à une cage ouverte.

— On n’a qu’à mettre des graines de tournesol pour l’attirer et on va essayer de le capturer.
Et ça marche !
Gus n’avait vu le perroquet qu’avec son drone. Il le voit enfin de près. Il est bleu avec un ventre blanc et une crête jaune. Il a aussi des plumes rouges et vertes. Ses pattes sont orange, et il a des griffes noires. Son bec est jaune.
Depuis qu’ils l’ont retrouvé, Gus et Leila vont souvent au cinéma ensemble le mercredi après-midi. Elle met toujours ses plus belles robes.



*



        Le matin, Gus et Leïla vont ensemble à l’École des Merveilles, car ils sont voisins. Gus et Leïla sont en CE2, mais c’est un niveau CE1-CE2 en fait. Il y a 25 élèves. L’École des Merveilles est vraiment une grande école.  Elle est très moderne, car il n'y a pas de radiateurs !  On utilise la chaleur du sol pour se chauffer. C’est la géothermie. Et sur le toit, il y a des plantes qui poussent. C'est un toit végétal, et cela sert à isoler du froid. C'est une école très écologique. Près de la cantine et de la salle de motricité se trouve un potager créé et entretenu par les élèves. Il y a six classes. Les murs des classes sont blancs et décorés avec des dessins. Leur maîtresse s’appelle Dominique. Dans la cour de récréation, il y a plein de jeux :  des toboggans, des paniers de basket, et un terrain de foot.  
Certains élèves veulent être amis avec Gus, car il est beau et gentil. Mais d’autres sont jaloux de lui, justement pour les mêmes raisons. Gus a une grande sœur, Emma. Elle est très intelligente, mais très timide aussi.
Leila remarque :
— Tu as les mêmes yeux que ta sœur ! Mais c’est drôle, mais vous n’avez pas les mêmes cheveux !
Gus répond :
— C’est vrai, Emma a des cheveux bruns et bouclés et les miens sont blonds. Mais ce sont surtout notre caractère et notre façon de nous vêtir qui sont très différents. Emma porte des survêtements surtout noir et jaune moutarde, tandis que moi je mets toujours des costumes classiques. Je ressemble à mon père et ma sœur à ma mère.

Avec ses lunettes et son grand sourire, Gus a du succès. Avant, ils étaient dans une école à Lyon. Ses parents, sa sœur et lui ont déménagé à la rentrée. Lui est en CE2 et sa sœur Emma en CM.



*



Dans la classe de CE, juste à côté de celle de CM, la meilleure copine d’Emma est Jeanne, une belle fille blonde qui adore s’habiller en bleu. D’ailleurs, elle les yeux bleus comme le ciel. Mais surtout, Jeanne est très grande pour son âge. Certains garçons la traitaient de « méga-girafe » au début. Cela l’atteignait beaucoup et elle pleurait souvent. Jusqu’au jour où leur instituteur lui a proposé de faire du basket. Étant donné qu’elle met tous les paniers, tout le monde la veut dans son équipe et plus personne ne se moque d’elle. Jeanne et Emma ont beaucoup de points communs. Elle est forte en tout sauf en français. Emma, elle, ce sont les mathématiques. Ça bloque. Elles se sont rencontrées en soutien. Cela s’est passé de la façon suivante.
— Est-ce que tu peux m’aider à faire mon exercice de maths ? a demandé Emma à Jeanne.

Jeanne a été d’accord.
— Oui, avec plaisir, mais à condition que toi tu m’aides à faire mon exercice de français.
— D’accord pas de problème.
Depuis ce jour les deux filles se sont vraiment bien entendues, même si elles ne se ressemblent pas du tout.
Emma est sportive et aime les bijoux. Jeanne est complètement différente, mais cela ne les empêche pas de devenir aussitôt les meilleures amies du monde. Elles jouent toujours ensemble à la corde à sauter dans la cour.


*



Un jour, en récréation, une bande de garçons vient vers elle.
— Pourquoi tu ne parles jamais à l’école ?
— Pourquoi tu es si timide ?
Emma est tellement timide qu'elle n'arrive pas à répondre elle-même. C’est Jeanne, discrète, mais au caractère bien trempé répond à la place de son amie.
— Elle a droit de faire ce qu’elle veut ! crie Jeanne.
Le groupe se pose plein de questions. « C’est peut-être parce qu’elle et Gus viennent d’une autre école », se questionne un des garçons.


*



Jeanne et Emma sont inséparables jusqu’au jour où arrive un nouvel élève…
Au mois de février, pendant la récréation, elles se retrouvent toutes les deux sur le banc de l’amitié. Elles sont en train de lire un livre. Soudain, elles lèvent les yeux sur Harry, le nouveau qui passe devant elles. Avant, il habitait Londres. Depuis qu’il est arrivé, Emma est très intriguée par Harry. Ses habits, sur lesquels sont imprimées des images d’animaux, lui donnent un air un peu sauvage. Sur son pull, on peut voir chaque jour une bête différente : panda, hamster, guépard, grizzli, chat… En classe, il semble intelligent. Pendant la récréation, Harry demeure calme pour lire. Parfois, il est dans la lune et il s’isole. Il est surtout drôle en toutes circonstances, même s’il semblait inquiet en arrivant dans cette nouvelle école. Comme il est très maladroit, il trébuche. Il atterrit sur Emma. Emma, surprise, laisse tomber son livre, glisse du banc et se retrouve par terre sur les fesses.
— Pardon, pardon ! Je suis désolé, dit-il l’air embêté.
— Ce n’est pas grave. La prochaine fois, fais attention quand même, dit Emma.
Lorsqu’il part, Jeanne fait remarquer à Emma :
— Tu ne le trouves pas très beau le nouveau ? Moi, je le trouve mignon.
— Ben, justement si ! répond Emma timidement, en devenant toute rouge.
Emma détourne la tête et se contente de regarder son frère Gus et sa petite amie Leïla en train de jouer au ballon. En les observant, elle s’imagine avec Harry.
En fait, Emma et Jeanne le trouvent toutes les deux très charmant et attirant.  Et surtout, elles ont eu tout de suite un coup de foudre pour lui.
La cloche sonne. C’est l’heure de rentrer. Harry se met à côté d’Emma. Jeanne pique alors une crise de jalousie et
de colère tellement forte que même les CE l’entendent.



*



Le soir, quand Harry rentre chez lui, Emma l’accompagne sur le chemin. Quand elle entre chez elle, elle entend son frère Gus dire à leur mère :

—Tu sais, Emma est toujours avec un garçon. Elle l’a même raccompagné chez lui alors qu’elle le connaît à peine, car c’est un nouveau.
—Ne te mêle pas de ça, ce ne sont pas tes affaires. Et puis tu es bien ami avec Leïla. Je vais te dire, je serais même ravie de le rencontrer ce Harry.
Comme tous les nouveaux, Harry a eu du mal à s’intégrer au début. Lui y est arrivé en montrant qu’il est drôle même s’il est maladroit, et qu’il avait beaucoup d’imagination. Il adore l’informatique, et il rêve de concevoir, un jour, un jeu vidéo. Les garçons s’intéressent donc tous à lui. Mais surtout, il est très fort en blagues !
— Monsieur et Madame Bon ont un fils. Comment s’appelle-t-il ? demande-t-il un jour à ses camarades dans la cour.
Personne ne répond.
— Jean… Jean Bon !, dévoile-t-il en souriant.
Emma qui passe par là rit, et lui propose :
— Tu es trop drôle ! Tu ne veux pas qu’on devienne ami.
— Non ! …
Emma est gênée, et plus déçue que mécontente. Mais Harry éclate de rire :
— Mais non, c’est pour rigoler.

Ils deviennent de très bons amis. Ils jouent toujours ensemble. Emma ne s’occupe plus de Jeanne.



*



À l’occasion de son anniversaire, Emma déclare :
— Je vais avoir 10 ans. Jeanne, je t’invite. Harry sera là aussi.
Jeanne réfléchit.
— Si c’est pour que tu passes ton temps avec Harry… Je ne viendrai pas.
L’amitié entre elles commence à se briser.
— Non, je te promets qu’on jouera tous ensemble, dit Emma.
Heureusement, l’anniversaire se passe bien finalement. Emma est très contente, car Jeanne est venue quand même.


*



Un autre jour, c’est Harry qui lit sur le banc. Emma arrive timidement et dit :
— J’aime bien ton pull avec cet animal dessus. C’est quoi ?
— Un ocelot, répond Harry.
— Il est très beau. Est-ce que je peux m’asseoir à côté de toi pour lire aussi.
—  Bien sûr tu peux.
— Tu es drôle, je t’entends toujours faire des blagues aux autres élèves.
— Merci. Toi tu es très belle.



Après la récréation, dans la classe c’est changement de place. Emma se met à côté d’Harry, et Jeanne se retrouve toute seule… Jeanne se dit « Emma m’a adressé la parole qu’un petit peu lundi. Depuis un certain, Jeanne demeure souvent triste devant la belle amitié qui existe entre Harry et Emma.



Chapitre 2




À peine les élèves sont-ils assis que Maître Pierre leur annonce :
— Deux nouveaux élèves arriveront bientôt dans l’école. Il y en aura un dans notre classe et un autre dans la classe
de CE.
Les enfants s’interrogent :
— Est-ce que ce sont deux filles ou deux garçons, ou un garçon et une fille ?
— Est-ce qu'ils sont de la même famille ?
Emma demande.
— D’où viennent-ils ?
Le maître déclare alors :
—  Ils viennent de Kiribati.
— Dans quelle partie du monde se trouve Kiribati ? … Sur quel continent ? … Est-ce que c’est un pays froid, ou chaud ?
— Est-ce qu’ils parlent français ? demande Jeanne au maître.
— Non, je ne crois pas, répond le maître.
— Alors quelle langue parlent-ils ? demande Harry.
— Ils parlent peut-être le Kiribatien, dit Emma.
— Est-ce qu’ils allaient à l’école en Kiribati.
— Stop ! dit Maître Pierre. Avec la maîtresse de CE, nous avons décidé que nous irons tous ensemble à la médiathèque pour chercher des informations sur ce pays.


*



Pendant ce temps, dans la classe d’à côté, Dominique, la maîtresse des CE annonce la même chose à ses élèves.
Les enfants se regardent. Gus lève le doigt.
— Maîtresse ! Maîtresse !
— Oui, Gus que veux-tu ?
— Comment s’appellent les nouveaux ?
— Gus, tu leur demanderas toi-même.
— Oui, mais au moins vous pouvez nous dire d’où ils viennent.
La maîtresse déclare :
—  Ils viennent de Kiribati.
— C’est où Kiribati ? demande Leïla.
— On va aller à la médiathèque et on cherchera, répond la maîtresse.


Un autre élève lèvre le doigt. La maîtresse lui donne la parole.
— Maîtresse ! Quand est-ce qu’ils arrivent ?
— Dans moins d’une semaine.
— Est-ce qu’ils s’habillent comme nous ?
— Je ne sais pas, répond la maîtresse.
— Et pourquoi ils ont quitté leur pays ? demande Leïla.
— Pour quelle raison d’après vous ? demande la maîtresse.


Les élèves disent :
— Peut-être parce qu’il faisait trop chaud ?
— Ou leurs parents ne trouvaient pas de travail.
— Il y avait peut-être la guerre dans leur pays… dit Gus.


*


Sur le chemin de la médiathèque, Leïla appelle Gus.
— Gus, Gus, tu crois que les deux nouveaux sont dans une pauvreté maléfique. C’est pour ça qu’ils quittent leur région.
— On arrive à la médiathèque Albert Camus, on va voir, répond Gus.


*


Les élèves des deux classes entrent. Ils disent :
—  Bonjour Madame !
—  Bonjour les enfants !
À l'accueil, la responsable de la bibliothèque scanne les livres qui sont rapportés et ceux qui sont empruntés. Elle fait une pile et ensuite elle les rangera dans les rayons. Elle rappelle les règles : « Il ne faut pas faire de bruit ni courir, car il y a des personnes qui travaillent ». C'est elle qui renseigne les visiteurs.
— On cherche des informations sur Kiribati, demande Gus à la responsable de l'accueil.
— Allez chercher dans les atlas. Vous les trouverez dans le rayon des documentaires.
— Merci madame.
À la médiathèque on peut emprunter des jeux vidéo. Elle est grande, avec beaucoup de lumière. Elle a un étage. Les murs sont blancs. Il y a beaucoup de rayons. Il y a des DVD, des CD, des ordinateurs.  Mais il y a surtout des livres : de cuisine, de géographie, des atlas, des ouvrages pour les bébés et sur les animaux, des magazines, des romans, des albums, des documents, des histoires pour les petits, des contes, des fables et des encyclopédies. La façade est grise et vert.
    — Voilà des livres sur les pays. Et dans celui-ci il y a un paragraphe sur Kiribati, annonce Leïla.

Ils prennent le livre et vont s'asseoir sur les fauteuils pour le regarder dans l'espace lecture. Non loin d’eux, sur les postes informatiques Emma, Jeanne et Harry font des recherches sur Google. Et ce qu’ils trouvent les étonne vraiment.
Kiribati, ce sont plusieurs îles dans l’Océan Pacifique, entre l’Australie et l’Amérique au niveau de l’Équateur dans une région qu’on appelle la Micronésie. Cet ensemble est réparti en 33 atolls et trois archipels : les îles Gilbert (16 îles), les îles Phoenix (8 îles) et les îles de la Ligne (11 îles).  Ce pays de 811 km2 carré au total appartient au continent Océanie. Il y a beaucoup de ces îles qui ne sont pas peuplées. La capitale est Tarawa-Sud. Le président s’appelle Taameti Mwamwau. La monnaie est le dollar australien. Le sable est blanc à cause des coraux qui entourent chaque île d’un lagon, mais qui finissent par s’effriter. L’eau claire et propre est d’une couleur bleu ciel, bleu turquoise ou bleu foncé suivant la profondeur. On a tous les tons de bleus en fait, et même du bleu roi et du bleu cyan. Les îles sont couvertes de verdure :  palmiers, bananiers et cocotiers. 116 000 habitants vivent sur ces îles. C’est un des plus petits pays du monde. Les gens sont assez pauvres. Les Kiribatiens, qu’on appelle aussi Kiribasses, ont la peau foncée. Ils parlent l’anglais et le gilbertin. Leurs ancêtres habitent ces îles depuis 2000 ans. Il y a aussi des vestiges de la Seconde Guerre mondiale, car un de ces archipels a servi de champ de bataille. Il y a eu aussi des tests nucléaires.
Le mot gilbertin vient du nom Humphrey Gilbert un explorateur anglais qui a découvert ces îles à la fin du XIXe siècle. On appelait les îles Kiribati, les îles Gilbert quand elles étaient sous le protectorat du Royaume-Uni en 1892. Maintenant, ce n’est plus une colonie britannique. Elles sont indépendantes depuis 1979.

Les habitants logent dans des paillotes. Le toit de leur maison est recouvert de feuilles de palmiers, et la construction est en bois. Ce sont des maisons très différentes des nôtres. Mais il y a aussi des maisons en dur avec du ciment et des toits de tôle. Le soleil brille toute l’année. Il fait chaud. C’est un endroit pour se détendre. Les Kiribatiens se baignent tout le temps. On trouve des fruits délicieux. Les Kiribatiens se nourrissent de poissons, de noix de coco, de bananes et ils ont des jardins et des poules. Ils se servent aussi des fibres de noix de coco pour faire des cordes et de la ficelle. Ce sont de bons pêcheurs. Ils utilisent des barques qu’on appelle des pirogues. Avec des filets, des harpons et des cannes à pêche, ils attrapent des poissons brillants et multicolores, comme les poissons-clown, qui nagent dans l’océan avec les dauphins, les baleines, les requins et les raies. Il y a aussi beaucoup d’autres animaux mystérieux comme les kiwis, les perroquets et les iguanes.
Les Kiribatiens vivent donc dans un monde paradisiaque, car les couleurs du paysage sont époustouflantes et le soleil éblouissant. D’ailleurs le drapeau de Kiribati représente le coucher du soleil sur la mer avec un oiseau dans le ciel. Mais il y a un fléau… Beaucoup d’îles sont maintenant sous l’eau. L’altitude des terres dépassant de la surface de l’eau ne dépasse pas un mètre à certains endroits, et trois mètres en moyenne, car il n’y a pas de montagne ni de volcan.
Les deux nouveaux viennent en France, car leurs îles seront bientôt recouvertes par la mer. L’archipel entier est menacé par la montée des eaux qui envahit les terres. Sauf les gros cailloux. L’eau des océans monte parce que la glace du pôle nord et la glace du pôle sud fondent à cause du réchauffement climatique et se mélangent à l’eau de mer. Les océans finissent par monter au-dessus des îles, surtout si elles sont basses comme à Kiribati. Tout va de travers !
Les habitants doivent boire de l’eau de moins en moins potable à cause du sel de la mer qui se mélange. Ils construisent des barrages sur les plages, mais cela ne marche. De nombreuses maisons ont déjà été emportées par la mer.

*



De retour à l’école des Merveilles, Maîtresse Dominique et Maître Pierre annoncent aux élèves des deux classes.

— Les enfants, nous allons nous réunir dans la BCD pour réfléchir aux différentes façons d’accueillir vos deux nouveaux camarades.
Tout le monde est très enthousiaste.
—Vous allez vous mettre en groupe et vous pouvez discuter entre vous, dit Maîtresse Dominique.


*



À peine assis, chacun exprime ses idées.
— C’est vrai, dit Leïla et Gus, comment va-t-on faire pour les accueillir ?
— On a qu’à mettre des guirlandes un peu partout, et décorer la classe avec des dessins d’îles, trouve un élève.
— Ils n’ont sûrement jamais vu de français avant. Nous pouvons peut-être tout simplement nous présenter et raconter comment on vit. Quand j’étais nouvelle, j’ai apprécié cela, dit Emma.
Tout le monde cherche.
— Nous pourrions leur apprendre notre langue pour parler avec eux, et leur demander de nous apprendre la leur, suggère Jeanne
— C’est aux maîtres et aux maîtresses de leur apprendre le français. Mais nous, on pourrait apprendre quelques mots, déclare Emma.
Elle se tourne alors vers Maîtresse Dominique :
— Maîtresse, est-ce que tu peux nous apprendre deux trois mots de leur langue ?
Maîtresse Dominique réfléchit, puis elle explique :
— Il y a des mots dans la langue française qui viennent de cette région du monde comme le mot « kiwi », pas le fruit, mais l’oiseau qui n’a pas d’ailes et qui ne vole pas, « boomerang » ou « Olb Black », car ils jouent au rugby.
— J’ai une idée !  J’ai lu dans un livre de la médiathèque qu’ils jouaient beaucoup au rugby. On pourrait peut-être organiser un match ? lance Gus
— Super ! s’exclame un élève de CE. On va se cacher dans une des classes, et on va se déguiser en rugbymen
dès qu’ils arriveront on criera « Bienvenue » et on sortira nos ballons.
— Heu, dit Gus, vous ne pensez pas que ça va leur faire peur plutôt.
Leïla propose : :
—On peut leur offrir un boomerang, j’ai entendu dire que c’était un objet traditionnel. J’ai un vieux boomerang dans mon grenier. C’est mon oncle qui me l’a offert en revenant d’Australie. Je n’y joue pas, avoue Leïla.
—Ça ressemble au frisbee, ça on connaît. On pourrait y jouer.
—Ou alors, leur apprendre à jouer à la pétanque.
—Et si on trouvait des fruits qui poussent à Kiribati, propose Emma.
—Très bonne idée, déclare la maîtresse.
— On pourrait ainsi fêter leur arrivée avec un festin de fruits, et une salade de fruits qu’ils mangent le plus souvent, ce serait une belle surprise, rajoute Emma.
—Oui, mais s’ils en mangeaient déjà sur leurs îles, on pourrait au contraire leur faire goûter de la nourriture d’ici plutôt ! remarque Leïla.
Un élève a une idée.
—Peut-être qu’ils sont pauvres. On pourrait vendre nos jouets pour récolter de l’argent et le donner aux nouveaux
—Ou leur offrir des jouets faits maison, lance Emma
—Moi, j’ai plein de Legos auxquels ma sœur et moi ne jouons plus. Je vais les leur offrir ! s’écrit Jeanne
—Et si on leur prêtait des ordinateurs ? J’ai lu que dans leur pays Internet coûte une somme abominable ! On pourrait leur apprendre à s’en servir
—Ou alors, on leur écrit un poème, dit Jeanne.
Jeanne et Emma demandent alors à Harry qui fait la boude depuis une heure  :
—Qu’as-tu ressenti quand tu es arrivé dans cette école ?
Harry explique :
— Je restais toujours dans mon coin. Vous n’avez rien fait pour moi quand je suis arrivé ! Vous ne m’avez jamais accueilli comme vous allez le faire avec eux. Pourquoi ferais-je quelque chose pour ces deux-là ?
—Désolé Harry. Nous t’avions prévu quelque chose pour ton arrivée. Mais le maître était malade ! avoue Emma.
—Oui, affimae Jeanne. C’est vrai.
— Et eux viennent d’un pays lointain très dangereux. Leur maison a peut-être été emportée. Donc, ne le prends pas mal.
— Bon, d’accord, je veux bien faire un effort. Mais ce n’est pas pour autant que je vais vous aider à faire tout ça
— Et alors qu’est-ce que tu veux faire comme effort ? demande Emma
— Et bien je peux faire des blagues, par exemple qu’est-ce qui est jaune et qui court ? dit Harry qui retrouve le sourire.
— Un citron pressé, répond Jeanne en soupirant. Mais tu crois qu’ils vont comprendre ? Ils n’ont peut-être pas de citron chez eux ? Et puis, il faut bien parler français pour comprendre les jeux de mots.
— Je comprends bien que tu penses qu’on ne t’a pas bien accueilli quand tu es arrivé dans l’école, dit Maître Pierre
Tu pourrais nous aider à faire mieux cette fois. Tu es anglais non ? Tu pourrais peut-être traduire, par exemple.



Chapitre 3


Arrive le jour J dans la classe des CE.
Quelqu’un frappe à la porte. Maîtresse Dominique ouvre. Le nouvel élève entre dans la classe, accompagné du directeur, de ses parents et d’une fille plus grande qui doit être sa sœur, car elle lui ressemble. Toute la famille semble avoir froid, car dehors, il y a encore de la neige. Le directeur annonce :
—Voici votre nouveau camarade.
Les élèves remarquent qu’il a la peau mât, les yeux noirs et bridés, les cheveux noirs et longs. Il est surtout très musclé. Il porte un pull sombre et un pantalon bleu. Mais surtout, ce qui étonne les élèves ce sont ses parents qui portent des tatouages sur les bras et le cou. Max a vu tout de suite que les murs de sa nouvelle classe sont décorés avec des dessins représentant des îles, et des cocotiers. Exactement comme dans son pays ! Il est très heureux, mais un peu triste aussi à la fois.
—Bienvenue ! crient tous les élèves en chœur. Mais le nouvel élève ne comprend prend pas.
—Il ne parle pas français, dit le directeur.
Alors Gus répond :
—Il faut lui parler en anglais alors !
Leïla prend la parole.
—Do you speak english ? demande-t-elle.
Le nouveau trébuche sur un cartable tellement il est timide. Mais quand il entend parler sa langue, il est très étonné et sourit, car il est vraiment content et heureux, car il comprend qu’il pourra parler avec ses nouveaux camarades.
—Welcome ! se mettent à crier les enfants.
—What’s your name ? lui demande Leïla.
—My name is Max, répondit-il heureux, car jusqu’à maintenant il était très triste d’être parti de son pays, de ne plus voir la plage et d’avoir quitté ses meilleurs amis.
Puis Maîtresse Dominique l’invite à s’asseoir.
—Va te mettre à côté de Gus, il y a une place libre.
Mais comme il ne comprend pas et qu’il ne sait pas qui est Gus, Gus lève la main et lui fait un petit signe. Max va s’asseoir.
—Comment s’appelle ta sœur ? demande doucement Gus à Max.
Mais comme il ne comprend pas, et qu’ils ont fait un peu d’anglais en classe, Gus répète.
—What is name of your sister ?
—Name of my sister is Maëva ! murmure Max.

*

Pendant ce temps le directeur a conduit les parents avec la sœur de Max dans la classe des CM. Les élèves entendent toquer. Ils étaient en train d’étudier les fractions. Ils s’arrêtent, font silence, et se regardent. Maître Pierre va ouvrir. Soudain entre une fille timide, à la peau mate, les cheveux noirs et bouclés. Elle a un pull très coloré et un pantalon à fleurs. La nouvelle a des yeux noisette en amande. Tout le monde est très impressionné. On entend plein de chuchotements.
« Quelle est belle la nouvelle » pense Harry en la voyant.
—Waouh !
—Ça suffit ! Calmez-vous intervient le maître.
Les chuchotements s’arrêtent.
Emma et Jeanne la dévisagent. Puis elles disent « bonjour ». Elles sont contentes.
— Une nouvelle élève, chouette ! » dit Emma.
Elles échangent un regard joyeux.
La nouvelle regarde tout le monde. On voit qu’elle a peur. Elle n’ose pas parler.  Soudain, elle ouvre la bouche et murmure :
—I’m sorry, but I don’t understand.
Les élèves se regardent, intrigués par sa réaction. D’un seul coup Harry se met à parler :
—Elle vient de dire qu’elle ne comprend pas. Elle ne parle pas notre langue.
Maître Pierre suggère :
—Jusqu’à ce qu’elle parle mieux le français, je propose que ce soit Harry qui traduise pour améliorer la communication. Surtout qu’Harry est originaire de Londres et parle couramment anglais.
—Pourquoi pas ? marmonne Harry.
—Où as-tu appris le français d’ailleurs, demande Emma à Harry.
—J’ai appris le français, car mon père est anglais et ma mère est française.
Harry se lève.
—Hello ! What’s your name ? My name is Harry.
—My name is Maëva, bredouille-t-elle. And I’m ten years old.
Puis Maître Pierre propose à ses élèves :
—Pourriez-vous vous présenter en anglais ?
Emma lève la main. Le maître lui donne la parole.
—Hello, my name is Emma.
La nouvelle répond en souriant avec une voix faible.
—Nice to meet you.
Jeanne est étonnée.
—Qu’est-ce que veut dire « Nice to meet you ? »
Harry traduit aussitôt :
—Ça veut dire « enchanté de vous connaître ! ».
Pendant que les élèves se présentent un à un, Emma et Jeanne sont vraiment contentes.
—Une nouvelle amie en perspective, chouette !
Elles échangent un regard joyeux.  Puis Jeanne propose à la nouvelle élève de venir s’asseoir à côté d’elle, car il y a une place de libre et comme ça elle ne sentira pas seule.
—Come !
Maëva est surprise. « Ils sont sympas ! Ils parlent ma langue ! Je vais pouvoir me faire de nouvelles copines » pense-t-elle. Elle va s’asseoir à une place libre à côté d’Emma. Elle écoute le maître qui continue à faire travailler les élèves sur les fractions, car elle ne comprend pas encore. Elle en profite pour regarder les murs de la classe où sont accrochés des dessins.

*

À dix heures cinq, la sonnette retentit. Max et Maëva chacun dans leur classe ne comprennent pas. Dans leur école à Kiribati, il i n’y avait pas de sonnerie, mais ils font comme les autres, ils se lèvent et vont dans le couloir pour s’habiller. Tout le monde est très excité, curieux et pressé de leur poser des questions. Ils sortent enfin en récréation.

Dans la cour, Max et sa sœur se retrouvent et se serrent l’un contre l’autre. Les élèves de CM, de CE et même des autres classes se précipitent sur les nouveaux.
—Où as-tu trouvé tes habits très colorés, ils sont super !... Est-ce que vous avez de la famille en France ? leur demandent des enfants dans la cour.
—Ils ne parlent qu’anglais, intervient Harry. C’est moi le traducteur.
À parti de là commencent les échanges entre les Kiribatiens et les autres enfants de l’école.

Max et Maëva s’assoient sur le banc de l’amitié. Emma, Jeanne, Leïla et d’autres filles viennent. Elle leur demande :
—You speak english ?
—A little ? répondent les filles.
—Friends, please ? suggère Maëva timidement.
Mais personne ne comprend, sauf Harry.
—Elle demande si vous voulez être ses amies.
—OK ! répondent ensemble Emma, Jeanne et Leïla en souriant.
—Est-ce que vous voulez venir jouer avec nous ? demande Gus à Max et Maëva ;
—Oui, mais à quoi ? demande Max.
Emma propose une partie de frisbee sous le préau. C’est parti. Les enfants sautent de joie. Max et Maëva les suivent avec un grand sourire.
Les enfants jouent un bon moment, et les Kiribatiens sont très forts ! Max demande dans sa langue à Harry.
—Vous connaissez le rugby ?
-Bien sûr, répond Max. Puis il se tourne vers les autres. Max veut jouer au rugby. Ca vous dit ?
Ils font un match. Et Max gagne !
À la fin de la partie, la cloche sonne.
—Il faut rentrer en classe maintenant ! dit Maîtresse Dominique.
—Oui, c’est l’heure ! ajoute Maître Pierre.
—La prochaine fois, tu leur demanderas s’ils jouaient aussi dans leur pays à cache-cache,à loup-touche-touche, et s’ils veulent qu’on leur apprenne deux trois mots de français, dit Gus à Harry.

Au moment de se mettre en rang, un garçon d’une autre classe passe et se moque des de Maëva à cause de ses habits et de son physique. Harry défend tout de suite Maëva et lui dit « si tu ne t’excuses pas, on va te dénoncer aux maîtres et aux maîtresses ». Le garçon s’excuse. Tout redevient normal, sauf Gus qui fait la grimace, car il n’est pas content que Max se range avec Leila.

Une fois que chaque groupe est rentré dans sa classe, c’est le moment de regarder des photos de Kiribati que Maîtresse Dominique et Maître Pierre font passer sur un écran, et qu’ils ont trouvé sur Internet. Maëva et Max sont très heureux de pouvoir revoir ainsi leur pays. Les enfants font demander à Harry s’ils pourraient un jour faire un exposé sur leurs îles quand ils parleront mieux français.

Une nouvelle sonnerie annonce que c’est l’heure de la cantine. Les enfants aimeraient savoir ce que les Kiribatiens mangent ! Mais aujourd’hui, c’est pizza. Et tous les enfants du monde aiment la pizza.


Même s’ils ne comprennent pas, Maëva et Max savent maintenant qu’ils se sont faits des amis.
Quand ils rentrent là où ils logent, Maëva décide d’écrire à ses cousins et à ses amis qui sont restés là-bas pour leur raconter.

Leurs parents se sont installés dans un petit hôtel en attendant de trouver une maison. Ce n’est pas facile. Maëva a trouvé des cartes postales de France. Elle écrit.

« Chers cousins, Je suis arrivé il y a deux semaines, en France en avion. C’est vraiment un nouvel environnement. Tout est bizarre. Je ressentais beaucoup de peur, car je ne connaissais pas le français et en plus, je suis timide. Des gens se moquaient de nous, car nous ne sommes pas pareils. Je n’aime pas leur nourriture. Je trouve que nous n’avons pas les mêmes traditions. Mon animal préféré est la raie manta, et je ne la retrouve pas ici. Comment peuvent-ils ne pas connaître ça ? Tout le monde parle ici de sangliers, mais c’est quoi ?  Nous sommes vraiment différents. Ma vie a changé. Je suis la seule à venir de Kiribati avec mon frère. Heureusement qu’il y a nos parents. Mais ça change pour eux aussi : la nourriture est différente, la couleur de peau des Français est particulière. Il fait surtout très froid. Je n’ai jamais vu la neige ! Mes parents ont du mal à trouver une voiture, un logement, des papiers, et une préfecture où ils puissent faire les démarches. Mais aujourd’hui, je suis allée à l’école. J’avais vraiment peur que la maîtresse et le maître soient très méchants. Mais non. On s’est fait des amis. Les classes étaient décorées, ils parlent un peu anglais, et il y a Harry qui parle très bien notre langue même.  Il y a des choses semblables à celle chez nous : ils ont des boomerangs, mais qu’ils n’utilisent pas de la même manière. Ils appellent ça des frisbees. Ils jouent au rugby et aux échecs. »







À suivre !
Ci-dessous des fragments de textes qui seront peut-être utiles pour la suite du récit
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Les élèves de l’École des Merveilles décident de se réunir au parc pour faire une collecte d’habits chauds, de jouets et de jeux de société que les enfants ne veulent plus. Les deux nouveaux élèves voient les autres jouer au rugby et après ils les rejoignent. Quand ils jouent, ils sont très forts !



Gus et Leila décide alors de faire un exposé sur le perroquet.
- mon perroquet répète tous les mots, surtout les choses intelligentes ! Il parle beaucoup, explique Leila à ses copains.

Lorenzo, Ewan, Mathis
-Quel est le comble pour un joueur de bowling ?
-Perdre la boule !
Emma est morte de rire.
Harry dit :
-Et au fait, on ne devait pas aller prendre une glace ?
-À oui ! J’ai failli oublier tellement tu es drôle !


Comme il aime faire des farces, il a emporté un jour son cochon d’Inde en cachette à l’école en le cachant dans la trousse de Jeanne sa voisine de table.

Louka, Emma, Alexis, Loan, Noame, Anna
Soudain, Leila a eu l’idée de faire un exposé sur son perroquet. Leila fait son exposé, mais la maîtresse a dit d’envoyer le perroquet dehors. Le perroquet s’appelle Cupcake.

Noa, Louise, Anaïs, Roman
Harry a l'idée d’emporter son cochon d’Inde en cachette. Il le met dans la trousse en queue de sirène de Jeanne, sa voisine de table. Leïla a emmené son perroquet et l’oiseau a cru que c’était du poisson. Il a pris la trousse et la secoue dans tous les sens. Quand Jeanne a récupéré sa trousse, elle l’a ouverte et a trouvé le cochon d’Inde dedans. Elle l’a pris et le cochon d’Inde lui a vomi dessus. Du coup Jeanne a dû mettre les habits de rechange de l’école, sauf qu’ils étaient trop petits et trop serrés. Elle a marché toute la journée comme un pingouin et Harry a pris une belle punition.

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Synonymes du verbe « dire »

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Synonymes du verbe "être"

Paraître-sembler-ressembler à-avoir l’air

 
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